Le retour des raves à Paris : venez comme vous êtes!

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Depuis ces trois dernières années, le retour des raves a ravivé la vie nocturne parisienne qui semblait presque éteinte et ternie par la tyrannie des cercles branchés parisiens trop fermés. Le rejet de l’Etat et la pression de l’autorité ont contribué au non-épanouissement de la culture techno au sein de la ville.
En effet, Paris semblait loin derrière des capitales telles que Londres, New York ou Berlin, véritables piliers de la culture techno et du clubbing.

Depuis 2010 les quais de la Rapée et d’Austerlitz dans le 12ème et 13ème arrondissements sont devenus une plate-forme idéale permettant le développement d’événements dédiés non seulement à la musique techno mais également à la conception d’événements artistiques, expérimentaux et interactifs.
De véritables lieux de rencontres et de découvertes de nouveaux talents.

On a vu l’arrivée de la Sundae, du Wanderlust ainsi que de la Concrète en 2012 qui permettent à des artistes peu médiatisés de se révéler.
Ces événements attirent régulièrement entre 500 et 5 000 personnes.

Les organisateurs de la Concrète, une fête qui a lieu tous les deux mois le dimanche sur la péniche Montecosy de 7h à 2h dévoile un nouveau concept : le clubbing all day long. Cette péniche aménagée en club le dimanche renouvelle et ré-adapte la manière de célébrer la musique électronique qui continue de faire vibrer la capitale un dimanche après-midi.  Ce n’est ni une soirée ni un after, juste une autre manière de faire la fête non-conventionnelle: passer son dimanche à écouter de la musique techno.

En parallèle avec les Nuits Sonores à Lyon et les Electropicales sur l’Ile de la Réunion, le Printemps de l’Electro à également contribué à ébranler les tradition de la culture du clubbing avec l’arrivée de deux festivals à Paris avec en premier temps le Weather Festival du 17 au 19 mai, le premier grand festival d’Electro.
Ce sont les mêmes organisateurs de la Concrète qui poursuivent leur concept du clubbing all day long entre Paris et Montreuil en mettant en place un marathon de trois jours et trois nuits de musique électronique.
Le Palais des Congrès de Montreuil s’est transformé en espace de lumière, de scénographie et de performance, qui clairement annonce le retour des raves en région parisienne.
En deuxième temps le Marvellous Island Festival du 7 au 11 mai situé dans le bois de Vincennes au Chalet de la Porte Jaune avec une jungle artificielle, des danseurs, des comédiens ainsi que de des projections 3D.

Cette concentration autour de la musique techno et le renouvellement de son public contribuent à la restauration d’une mixité sociale négligée par des soirées trop sélectes dites «soirées sur liste».
Premièrement ces grands rassemblements nécessitent des espaces non-conventionnels comme de grands terrains vague ou des entrepôts industriels comme à Asnières ou Montreuil. Un concept déjà développé par certains collectifs tels que Débrouï Art. Enfin cette manière d’utiliser ces nouveaux espaces incite à la décentralisation des soirées parisiennes et à un rapprochement avec sa banlieue.
 On peut même parler d’une certaine «dé-branchisation» de ces événements parisiens.
Les organisateurs de la Concrète et du Weather festival favorisent la diversité ainsi que la liberté d’expression quelle soit vestimentaire ou intellectuelle puisqu’il n’ y a pas de sélection à l’entrée de ces événements.  Tous les styles sont permis et libre de profiter de la musique à sa manière. Ce qui permet une union à travers une créativité sonore et artistique de ces nouveaux «places to be».

Ce nouvel engouement pour la musique techno reflète un désir de liberté d’expression et artistique mais aussi une ouverture d’esprit que la capitale avait perdue.

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