Que faire de ces deux blondes qui nous pourrissent la vie ?

En fin d’année dernière, alors que nous organisions une Conférence parlementaire sur l’Agriculture, j’avais été très surpris par une scène pour le moins insolite : Marion Maréchal-Le Pen, 23 ans, arrive dans la salle qui, comme un seul homme, se tait, se tourne, et la fixe pendant de longues secondes. Ayant exactement le même âge, sans avoir les mêmes opinons, j’avais ressenti une certaine pitié pour elle tout en étant relativement rassuré de voir que, mêmes chez les agriculteurs, elle restait relativement marginalisée.

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J’ai eu l’occasion d’approfondir le sujet cette semaine en la croisant à l’occasion d’un cocktail. Étant très tenté d’essayer de la ramener chez moi –le désir punitif on appelle ça-, j’ai entamé une relativement longue discussion avec elle lors de laquelle nous avons notamment évoqué son parcours, ses objectifs, et de la manière dont elle vivait cette marginalisation. Ce qui a d’intéressant de cette conversation pour cet article et qu’elle me répondit qu’en a peu prêt un an, elle a bien entendu appris à gérer ces moments délicats, mais surtout qu’elle se sent de plus en plus acceptée, que le FN fait de plus en plus partie du paysage politique « normal ». Il se trouve que je découvrais aujourd’hui même un sondage publié sur le Huffington Post :

sondage

Ce sondage montre à la fois que le FN aurait de l’avance sur le parti socialiste pour les prochaines élections européennes, mais également que la frontière avec l’UMP est de moins en moins étanche dans l’esprit des sympathisants du parti de droite.

À la question « quelle est la cause ? », elle n’est bien entendu pas une. Il faut dans un premier temps souligné le travail de fond effectué par Marine Le Pen depuis son arrivée à la tête du parti. Faire du parti historique d’extrême droite, héritier des franges les moins fréquentables de la société françaises telles que l’OAS, héritier également des dérapages successif de son illustre prédécesseur et père, un parti fréquentable tout en se positionnant comme une alternative radicale à l’ « UMPS » n’était pas tâche aisé. Dans un second temps, elle jouît d’une convergence des circonstances assez déconcertante. Malgré mon allergie à la dénonciation des hommes politiques dans leur généralité, il est clair que depuis quelques temps, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. La nullité du gouvernement –au moins en Com’ si certain veulent soutenir un quelconque bilan-, couplé des fiascos à répétitions à l’UMP, le tout saupoudré de scandales financiers à répétitions ; sans parler d’une extrême gauche moribonde à l’extrême tenu à bout de bras par un Mélenchon en grave perte de vitesse. Enfin, et je ne vais pas m’étendre la dessus –je pense que vous en avez un peu marre qu’on vous ressasse ce mot-, il est de notoriété publique que toute crise économique fait le lit des extrêmes depuis la nuit des temps.

 

Mais donc que faire ?

 

Arrêter d’élire successivement un taré prêt à baiser avec le diable pour garder le pouvoir, et une baleine incapable de savoir quoi en faire, semblerait être une réponse logique… mais pas suffisante.

Surfer sur l’émotion de la mort de Clément Méric pour créer un mouvement Antifa majoritaire et exterminer tous les fachos ne semble pas très opportun non plus, démocratiquement parlant. « Je fais confiance aux électeurs Et j’en profite pour faire mon beurre » comme disait Dutronc, c’est-à-dire choper sa carte au FN et prendre le train en marche semble également un peu en marge de ce que vous, chers lecteurs, et moi-même, sommes capables de faire –enfin j’espère pour vous.

 

En réalité, la seule solution… :

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